5 conseils pour devenir associé d’un cabinet d’avocats

Juin 4, 2019 | coach avocat

Vous avez travaillé d’arrache-pied pour obtenir votre diplôme en droit, pour trouver un emploi et maintenant vous travaillez dans un cabinet depuis quelque temps. Mais qu’en est-il de l’association ? Souhaitez-vous devenir associé ? Si oui, comment y arrivez-vous ?

Voici cinq conseils qui vous aideront à devenir associé :

  1.  Connaissez les critères

    Si vous ne savez pas ce qui est attendu, comment pouvez-vous envisager d’atteindre l’objectif de l’association ? Le pouvoir appartient à ceux qui savent. C’est important de savoir quels sont les critères et le parcours menant à l’association au sein de votre cabinet. Qu’est ce qui est attendu en termes de niveau d’expertise, de développement clients, d’heures facturées, d’efforts de marketing, de qualités managériales, d’activités auprès de l’ordre des avocats, etc. Il est également important de connaître les exigences spécifiques à votre pratique. Par exemple, dans le contentieux, combien d’audiences, de procès, de dépositions, de requêtes et de mémoires sont attendus. Si vous êtes dans un grand cabinet, cette information peut être facilement obtenue. Il y a probablement un document décrivant les attentes du cabinet dans la perspective d’une association. Cependant, ne supposez pas que le respect de ces exigences entraînera nécessairement une offre d’association. Dépasser les attentes est judicieux, étant entendu que la concurrence avec d’autres collaborateurs seniors ou counsels doit être prise en compte. Dans les petits cabinets, les critères peuvent être plus subjectifs. Cependant, certaines attentes demeurent, peut-être inexprimées, de la part des associés et elles doivent être satisfaites avant qu’une offre d’association ne soit émise.  Le meilleur moyen d’identifier les critères du cabinet est de les demander. Si vous avez un associé mentor, demandez-lui, sinon demandez aux autres personnes de votre groupe de pratique. Échanger avec les nouveaux associés, ayant récemment suivi le processus, pourrait être particulièrement utile. Ne négligez pas non plus les associés qui ont quitté le cabinet.

     

  2. Rédigez un plan

    Il est important d’avoir un plan en place. La forme n’est pas importante. Il peut s’agir d’un tableur, d’un document Word, d’un logiciel de gestion de projet ou d’un site internet de gestion de tâches en ligne. Le plan doit inclure la liste des critères à remplir pour satisfaire les attentes du cabinet ou, encore mieux, ceux que vous envisagez d’accomplir, ainsi que votre business plan. Créez une série de mesures étalées dans le temps avec des échéances afin de répondre à chaque critère, pour faire en sorte que chaque objectif soit atteint au moins plusieurs mois avant la prise en compte de l’éventuelle association. Ayez une approche conservatrice, il y a toujours des imprévus, des litiges se présentent, des audiences sont reportées, des articles juridiques ne sont pas publiés au moment prévu. Bref, commencez tôt.

  3. Développer votre business

    Le business est la pierre angulaire d’un cabinet d’avocats. C’est important d’apprendre à développer votre niveau de chiffre d’affaires de manière cohérente et de tenir le cabinet informé de vos efforts pour générer de nouveaux dossiers, de nouveaux clients. Il peut arriver que des petits cabinets de niche n’aient pas ou peu d’exigence en termes de développement business de la part d’un nouvel associé, mais cette situation est plutôt rare. Sachez que votre cabinet veut que vous apportiez des nouveaux dossiers. Cela peut représenter une grande partie de la décision pour accéder au statut d’associé, à plus forte raison dans les cabinets anglo-saxons. En tant qu’associé, vous devez commencer vos efforts en termes de marketing dès que possible après votre arrivée dans le cabinet.

  4. Développez votre sens politique

    Devenir associé, c’est plus que votre qualité en tant qu’avocat, que le nombre d’affaires que vous avez défendus, que votre niveau d’expertise, que vos heures facturables, que vos articles écrits, etc. C’est aussi une question de qualités humaines, de valeurs, de relations personnelles et d’aptitude à susciter la sympathie. Dans votre plan d’association, c’est important de savoir qui décide pour devenir associé. Est-ce le Managing Partner seul qui le décide, l’ensemble des associés ou est-ce du ressort d’un comité spécifique au sein du cabinet ? Qui fait partie de ce comité ? Vous devez connaître toutes les personnes impliquées dans la prise de décision. Si l’un des décideurs se trouve dans une succursale, trouvez une raison de vous y rendre et profitez-en pour prendre contact avec cette personne. Assurez-vous que tous les membres du comité vous connaissent et savent ce que vous faites pour le cabinet. Maintenez le contact autant que possible.

  5. Agissez comme un associé

    Les gens verront en vous ce que vous voyez en vous-même. Par conséquent, c’est important de cultiver la mentalité d’un associé. Pensez comme vous si vous l’étiez déjà. Comment agiriez-vous ? Quelles suggestions d’amélioration de la gestion de la pratique avez-vous ? Comment pourrait-on améliorer les efforts de marketing ? Le cabinet doit-il développer un nouveau domaine de pratique ? Que suggérez-vous pour améliorer la rétention des collaborateurs ? Soyez respectueux, bien sûr. Plus vous vous considérez comme un associé, plus vous parlez comme un associé et plus vous agissez comme un associé, plus les autres avocats vous verront comme un futur associé. Jusqu’à présent, vous avez accompli beaucoup de choses dans votre carrière, mais le travail n’est pas terminé. Le moment est venu de se concentrer sur le prochain objectif : devenir associé dans votre cabinet d’avocats. Soyez concentré sur cet objectif, planifiez, exécutez. Oui, vous pouvez le faire !

Je vous souhaite le meilleur pour réussir ce parcours et n’hésitez pas à me contacter pour quelque question que ce soit.